https://www.sain-et-naturel.com/solutions-naturelles-arthrose.html
vendredi 29 septembre 2017
jeudi 28 septembre 2017
Techniques de relaxation
mardi 26 septembre 2017
15 Questions à poser à votre enfant au lieu de "Comment s'est passée ta journée ?"
A l'école, les enfants passent de longues journées à étudier, faire du sport, apprendre, jouer... Et les parents ont toujours envie de savoir comment ça s'est passé. Demander "Comment s'est passée ta journée" donne souvent des réponses vagues et générales. Voici donc 15 façons détournées de demander à votre enfant comment était sa journée :
1. À quel jeu as-tu joué pendant la récré ? Quelle est la chose la plus amusante que tu as fait pendant la récré (ou la journée) ?
3. Quelle est la chose la plus drôle qui t'est arrivée aujourd’hui ?
2. Qu’as-tu mangé à midi ?
4. Est-ce que quelqu’un a fait quelque chose de super gentil pour toi aujourd'hui ? Est-ce que quelqu'un t'as fait rire aujourd'hui ?
5. As-tu fait quelque chose de gentil pour quelqu'un aujourd’hui ? As-tu fait quelque chose de super utile aujourd'hui ? As-tu fait quelque chose qui t'as rendu fière aujourd'hui ?
6. Qu’as-tu appris de nouveau aujourd’hui ?
7. Donnes une note de 1 à 10 sur ta journée. Pourquoi cette note-là ?
8. Si tu étais maître (ou maîtresse), qu'est-ce que tu aimerais enseigner ?
9. Est-ce que quelque chose (ou quelqu'un) t'a énervé aujourd'hui ? Qu'est-ce que c'était (ou qui était-ce) ?
10. Quelle est la règle la plus importante que ton maître / ta maîtresse vous a appris ?
11. Est-ce que ton instituteur (ou ton institutrice) te rappelle quelqu’un ? Si oui, qui et pourquoi ?
12. Qu'est-ce qui était le plus dure à faire pour toi aujourd'hui ?
13. Quel endroit de l'école est le plus amusant ?
14. Que veux-tu apprendre cette année ? Quelle activité voudrais-tu faire avant la fin de l'année ?
15. Est-ce que l'un de tes camarades de classe a du mal à suivre les leçons ? Est-ce qu'il y a quelqu'un dans ta classe (ou à l'école) qui n'a pas de copains ? Est-ce que l'un de tes amis s'est fait embêter par quelqu'un ?
Vous pouvez développer ces questions selon les circonstances. Posez des questions précises à votre enfant sur les émotions, l’entraide, l'apprentissage, le jeu... et évitez les questions générales. Vous aiderez votre enfant à mieux s'exprimer et à vous raconter plus de choses sur sa journée.
mercredi 13 septembre 2017
Comment brûler efficacement les graisses superflues
Limitez l'intensité des efforts et contrôlez votre alimentation
Perdre du poids consiste à dépenser plus de calories que le nombre apporté par l'alimentation, forçant ainsi l'organisme à puiser dans ses réserves. Encore faut-il perdre de la graisse et non du muscle ! Des études ont montré qu'un exercice d'intensité modérée puise plus efficacement dans les réserves lipidiques qu'un exercice de forte intensité, plus gourmand en glucides. Quelle activité faut-il favoriser et quelle alimentation doit-on privilégier pour optimiser le processus ? Quels sont les paramètres qui influencent le mécanisme de déstockage des lipides ? Comment mettre efficacement à profit celui-ci ? Explications et conseils pratiques.
Perdre du poids : un principe élémentaire, en apparence
Sur le papier, perdre du poids est très simple : il « suffit » de dépenser plus de calories qu'on en absorbe par l'alimentation. En diminuant les apports nutritionnels d'une part et en augmentant les dépenses énergétiques d'autre part, par exemple par le sport, notre corps, pour trouver toute l'énergie dont il a besoin pour fonctionner, va devoir s'approvisionner à partir de ses réserves (sucres et graisses emmagasinés dans les organes, les muscles et le tissu adipeux).
La réalité n'est hélas pas aussi simpliste, l'objectif n'étant pas juste de perdre du poids mais des graisses et non du muscle (lire aussi notre dossier Le sport fait-il vraiment perdre du poids ?). C'est en effet sous la forme de graisses que nous stockons nos kilos superflus. Idéalement, il faut atteindre un poids de forme et un équilibre entre muscles et graisses. Cela peut même passer par une prise de poids en développant du muscle (plus lourd que la graisse) tout en asséchant cette masse musculaire (perte de graisses).
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Les graisses constituent la plus grande réserve d'énergie du corps humain (100.000 kcal pour un homme de 70 kilos) loin devant les réserves glucidiques (2000 kcal). Elles permettraient à elles seules de courir 7 à 10 jours sans absorber le moindre aliment. Malheureusement, lors d'une activité sportive, notre corps dépense en priorité les sucres plus faciles à transformer en énergie utilisable par le muscle. Il serait donc tentant de diminuer les apports glucidiques ou de pratiquer son sport favori à jeun pour obliger l'organisme à puiser directement dans ses réserves de graisses. Là encore, les choses ne sont pas aussi simples car les sucres étant indispensables à notre organisme, en particulier à notre cerveau, notre corps va se rabattre sur les acides aminés, constituants de nos muscles, pour en fabriquer. Pratiquer une activité sportive sans apport de sucres peut donc entraîner une fonte musculaire, processus nuisible à la santé et irréversible après l'âge de 25 ans. Elle peut par ailleurs causer de la fatigue, de la démotivation et de l'irritation. S'entraîner à jeun peut cependant être intéressant sous certaines conditions (voir notre article Sport à jeun, bienfaits et dangers, ce qu'il faut savoir).
Perdre du poids consiste donc à brûler des graisses tout en préservant, voire en développant, son capital musculaire. Pour cela, il est indispensable d'adopter une alimentation adaptée et de faire de l'exercice, mais pas n'importe comment. Voyons de plus près comment mener à bien et de manière efficace cette tâche délicate.
Stockage et déstockage des graisses
Les graisses, ou lipides, sont la principale source d'énergie de notre corps. Elles sont stockées sous forme de triglycérides dans les adipocytes, cellules qui constituent le tissus adipeux. Le nombre de ces cellules augmente jusqu'à l'âge de 15 ans avec une multiplication particulièrement importante durant la première année de vie. A l'âge adulte, notre corps en compte 20 à 40 milliards. De ce capital acquis pendant l'enfance dépend aujourd'hui notre disposition à prendre plus ou moins de poids. On pourra agir sur la taille des cellules adipeuses mais jamais diminuer leur nombre sauf par liposuccion. Certaines circonstances peuvent même amener à les multiplier à l'âge adulte, la grossesse par exemple ou la prise excessive de poids : les adipocytes étant limités en taille, un excès de graisses va causer leur division et leur multiplication (chaque cellule se divisant en 2). On peut en compter plus de 250 milliards chez un individu obèse. On grossit en multipliant le nombre de ces cellules et/ou en les remplissant.
Chez l'homme, les cellules adipeuses prédominent au niveau du cou, des épaules et de l'estomac. Elles représentent environ 12 à 15 % de son poids. Chez la femme, elles sont réparties sur le bas du corps (hanches, fesses, cuisses) et constituent environ 25 à 30 % de son poids.
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Le Sirop vital est l'une des méthodes les plus rapide pour perdre du poids tout en nettoyant son corps. Cette cure permet de détoxifier l'organisme en profondeur tout en améliorant l'état général physique et mental, elle favorise une perte de poids considérable (1 à 5 kg en moins selon les personnes après une cure de 10 jours) en agissant au niveau des graisses et en débarrassant l'organisme des déchets et toxines. Prix : 22,90 € sur Naturalforme.fr
Le stockage des graisses ou lipogenèse
Les graisses de notre organisme proviennent principalement de 2 sources :
Les glucides : les sucres que nous consommons sont décomposés en glucose au niveau de l'intestin puis stockés sous forme de glycogène dans les muscles et le foie sous l'action de l'insuline. Ces réserves étant limitées, les sucres en excès dans le sang sont transformés en triglycérides et stockés dans le tissus adipeux.Les lipides : issus des aliments contenant des graisses (viande, poisson, huile, beurre, graines, etc.), ils sont décomposés au niveau de l'intestin et reconstitués en triglycérides stockés dans le tissus adipeux.
Le déstockage des graisses ou lipolyse
La lipolyse est le processus de dégradation des graisses en énergie utilisable par les muscles. Le glucagon, sécrété par le pancréas, et l'adrénaline, sécrétée par le système nerveux et les glandes surrénales, décomposent les triglycérides en glycérol et acides gras, ces derniers servant de carburant aux muscles.
Lors d'un effort physique de type aérobic (endurance), nos muscles consomment le glucose présent dans le sang ou issu de la transformation du glycogène en réserve dans les muscles et le foie. Ces réserves sont disponibles immédiatement ou presque mais elles sont limitées : elles permettent à elles seules de fournir un effort intense d'environ 90 minutes. Après quelques minutes d'effort, le déstockage des graisses intervient et vient compléter l'énergie apportée par les glucides.
Le saviez-vous ? Les vibrations aident à perdre des graisses
image: http://www.sport-passion.fr/pictures/bienfaits-plateforme-vibrante.jpg
Les vibrations de basse fréquence appliquées à notre organisme déclenchent le réflexe myotatique, une réaction de contraction des muscles en réponse à ces sollicitations involontaires. Sur une plateforme vibrante, les muscles se contractent entre 25 et 50 fois par seconde ! Des études menées sur la célèbre Power Plate confirment une diminution de la graisse viscérale et du tissu adipeux, en particulier au niveau du tronc, et une augmentation du métabolisme de base (donc une perte accrue des graisses au repos).
Comment rendre le déstockage efficace ?
Perdre des graisses efficacement consiste donc à optimiser le processus de lipolyse. Cela peut se faire de plusieurs façons qui, cumulées, accéléreront le processus :
En faisant de l'exercice mais pas n'importe comment. Ce sera l'objet de la section suivante.En augmentant son métabolisme (voir comment augmenter son métabolisme).Par une alimentation appropriée et équilibrée. Nous en parlerons plus bas.
En diminuant l'apport calorique provenant de l'alimentation et en augmentant les dépenses énergétiques de façon contrôlée pour optimiser la lipolyse plutôt que la consommation de sucres, on perdra efficacement les graisses rebelles.
Objectif déstockage ou maintien du poids ?
Selon que votre objectif est de déstocker les graisses pour affiner votre silhouette ou vous dépenser pour manger un peu plus souvent de bons petits plats, sortir au restaurant, etc., la méthode sera différente. Déstocker les graisses rebelles est une tâche difficile car elle demande d'optimiser le processus de lipolyse et non pas juste de dépenser des calories. Par contre, si votre but est de pouvoir plus souvent manger des aliments caloriques, vous faire plaisir de temps à autre en partageant les plaisirs de la table entre amis, au restaurant ou ailleurs, brûler des calories suffira, quelque soit la méthode. Vous ne déstockerez certes pas mais vous ne stockerez pas non plus si votre alimentation reste cohérente avec vos dépenses énergétiques. Votre alimentation ne fera que combler les calories que vous avez dépensées.
L'exercice, un complément indispensable au régime alimentaire
L'activité physique, associée à une alimentation saine et équilibrée, est indispensable pour éliminer activement les graisses. Encore faut-il savoir s'y prendre correctement. La pratique intense d'un sport d'endurance permettra de brûler beaucoup de calories mais pas forcément en puisant dans les réserves lipidiques. Voir aussi notre article Le sport fait-il vraiment perdre du poids ?
Moins d'effort, plus de graisses brûlées !
image: http://www.sport-passion.fr/pictures/rapport-graisses-calories.jpg
A faible intensité, on brûle essentiellement des graisses
Des recherches récentes ont montré que la part des lipides dans la consommation calorique est d'autant plus élevée que l'intensité de l'activité est faible (Brooks et Mercier, 1994). En gros, plus l'effort est intense, moins la part de graisses brûlées est grande. La lipolyse exige en effet un apport en oxygène. Au-delà d'un certain degré d'effort, cet apport devient insuffisant. L'organisme dégrade alors les glucides pour répondre à la demande. Il ne faut pas pour autant en faire trop peu car la quantité de graisses brûlées est évidemment proportionnelle à l'énergie totale dépensée, donc à l'intensité de l'effort et à la durée de l'exercice.
Pour brûler beaucoup de graisses, il s'agit donc de trouver le juste milieu entre une consommation énergétique importante et un taux maximum d'utilisation des lipides.
Ce juste milieu se situe dans des exercices d'intensité modérée. L'intensité optimale de l'effort doit être de 50 à 75-80 % de la fréquence cardiaque maximale (FCmax). (Voir comment calculer sa FCmax). Ce chiffre varie d'un individu à l'autre et évolue avec l'entraînement. Généralement, il faut considérer 50 à 55 % de la FCmax pour une personne obèse, 60 à 70 % pour une personne sédentaire ou peu entraînée et jusqu'à 75-80 % pour un sportif entraîné.
Prenons un exemple concret. Dans le graphe 1 ci-dessous construit à partir des dépenses énergétiques mesurées sur un homme sportif entraîné de 60 kilos, nous avons représenté à la fois l'énergie totale et la proportion de graisses dépensées (*) en fonction de l'intensité de l'effort (représentée sur l'axe des abscisses en pourcentage de la fréquence cardiaque maximum). Comme nous l'expliquons ci-dessous, le pourcentage de graisses brûlées diminue avec l'effort. La courbe rouge représente la quantité effective de graisses consommées (1 g de graisse équivaut à 9 kilocalories). Ainsi, nous observons que :
Au repos, les graisses consommées représentent près de 80 % de l'énergie totale dépensée (ou environ 60 % de la masse de substrat dépensé). Or l'énergie dépensée au repos n'est que de 70 kcal/h, soit une quantité ridicule de graisses brûlées (environ 5 g/h).Dans un exercice d'intensité au-delà du seuil anaérobie (zone rouge), les graisses utilisées représentent seulement 10 % de 800 kcal dépensées à l'heure, soit 80 kcal/h ou encore 10 g de graisses par heure.Dans un exercice d'intensité modérée (70 % de la FCmax), les graisses représentent plus de 55 % de l'énergie dépensée (500 kcal/h) soit environ 30 g à l'heure !
Nous pouvons constater que la zone optimale de déstockage des graisses pour cet individu se situe entre 60 et 80 % de sa FCmax. Au-delà, ce sont essentiellement des sucres qui sont consommés (réserves de l'organisme, sucres présents dans le sang apportés par la collation prise pendant l'effort). En-deçà, les dépenses caloriques sont trop faibles pour que l'utilisation des graisses, certes conséquente, soit intéressante.
(*) indiqué en pourcentage de l'énergie dépensée (kcal) et non en pourcentage de la masse du substrat dépensé. Au repos, les graisses représentent 60 % de la masse de substrat consommé, soit 60 g pour 40 g de glucides, c'est à dire 540 kcal de graisses pour 700 kcal brûlées au total (1 g de graisse a une valeur énergétique de 9 kcal contre 4 kcal seulement pour les glucides), soit 77 % de l'énergie dépensée.
image: http://www.sport-passion.fr/pictures/graisses-brulees-FC.jpg
Graphe 1 - Graisses brûlées et énergie dépensée en fonction de la fréquence cardiaque (© sport-passion.fr)
image: http://www.sport-passion.fr/pictures/perdre-graisses-sport.jpg
Tableau 1 - Données du graphe 1 (© sport-passion.fr)
L'entraînement rend plus efficace la lipolyse
Avec l'entraînement, notre organisme devient plus efficace dans le métabolisme des graisses, augmentant le pourcentage de lipides consommés pour une même fréquence cardiaque. Ainsi, plus on s'entraîne, plus il est facile de perdre des graisses. On estime que la dégradation des graisses peut être de 20 à 30 % supérieure avec l'entraînement ! C'est ce phénomène qui explique qu'une personne obèse sédentaire aura davantage de mal à perdre du poids en se lançant dans une activité sportive qu'un individu pratiquant régulièrement un sport. Elle devra commencer par des efforts de faible intensité, donc moins consommateurs de calories, sans quoi elle ne dépensera que des glucides.
image: http://www.sport-passion.fr/pictures/brooks-mercier.jpg
Graphe 2 - Utilisation des substrats en fonction de la puissance de l'exercice
(Brooks et Mercier 1994)
Brooks et Mercier, dans leur concept de « crossover », ont mis en évidence ce principe représenté dans le graphe 2 ci-contre. Les courbes de consommation de lipides et de glucides se croisent en un point où la part des lipides équivaut à celle des sucres (pour 100 g de substrat, 50 g sont des sucres soit 50 x 4 kcal = 200 kcal et 50 g des lipides soit 50 x 9 kcal = 450 kcal. Les sucres représentent ainsi 30% des calories et les lipides 70 %). Au-delà de ce point, l'énergie provenant des glucides devient supérieure à celle provenant des lipides, Avec l'entraînement, les 2 courbes évoluent vers la droite, repoussant la fréquence cardiaque permettant d'atteindre ce point.
Des efforts longs valent mieux que plusieurs efforts courts
La lipolyse intervient dès les premières minutes d'activité mais elle devient plus efficace avec le temps car, les réserves de glycogène diminuant, la part des lipides augmente. Elle est optimale après 2 h 30 à 3 heures d'effort. Il est donc préférable de travailler longtemps, au minimum 30 minutes. Pour donner un ordre de grandeur, les graisses brûlées lors d'une marche à bonne allure représentent 50 % de l'énergie dépensée la première heure. Ce chiffre passe à 70 % après une heure et 80 % après 3 heures ! On aura donc intérêt à faire une longue marche de 3 heures plutôt que 3 sorties d'une heure.
image: http://img.metaffiliation.com/10/56807/img_13_11_1.gif
Optimisez la lipolyse
La musculation, en développant les fibres musculaires, augmente le métabolisme de base, permettant de dépenser plus lors d'un effort physique ainsi qu'au repos (voir notre article sur la musculation, un moyen efficace pour perdre des graisses)
Le fractionné est reconnu pour ses effets fulgurants en augmentant le métabolisme non seulement pendant l'effort mais aussi durant les heures qui suivent (voir notre article sur la façon de perdre efficacement des graisses par le fractionné).
Pratiquer un sport à jeun ?
Lors d'une activité physique, ce sont les sucres présents dans le sang qui alimentent nos muscles en premier lieu. Il serait donc tentant de commencer la journée par un peu d'exercice à jeun, la glycémie étant alors à son minimum. A jeun, l'utilisation des lipides peut atteindre 90 % des calories dépensées ! Nous mettons cependant en garde contre cette pratique par le danger qu'elle représente (risque de fonte musculaire, de fatigue, etc.). Pour plus d'informations, veuillez consultez notre article : Sport à jeun, bienfaits et dangers, ce qu'il faut savoir
Précautions
Attention : si vous pratiquez un régime amaigrissant, sachez que la pratique d'une activité sportive n'est pas toujours compatible, en particulier dans le cas d'efforts intenses et/ou longs. Lire à ce sujet notre article Sport et régime : est-ce compatible ? Demandez toujours l'avis d'un médecin avant d'entreprendre un régime ou si vous êtes au régime et souhaitez entreprendre une activité sportive.
lundi 11 septembre 2017
ATTEINTES A LA PERSONNE SUR RESEAUX SOCIAUX : FONDEMENTS JURIDIQUES AUX POURSUITES... Article juridique publié le 13/03/2012 à 10:07, vu 76603 fois, 0 commentaire(s), Auteur : Maître HADDAD Sabine
Maître HADDAD Sabine
Les réseaux sociaux, permettent toutes dérives sur la toile qui portent atteinte au droit à l'image ou à la vie privée.
Quelque soit le motif, vengeance, harcèlement, escroquerie tout est envisageable. Cependant la liberté d'expression a ses limites ...
Les réseaux sociaux, tels que facebook permettent de faciliter toutes les dérives qui portent atteinte au droit à l'image ou à la vie privée. Quelque soit le motif, vengeance, harcèlement, escroquerie tout est possible, mais la liberté d'expression a ses limites ...
Sous couvert de la liberté d'expression un certain langage ou discours engendre un panel de délits du ressort du tribunal correctionnel le plus souvent ( ex injure, dénigrement,diffamation, usurpation d'identité, de l'usage d'une fausse identité fantaisiste ou non , du harcèlement ou de la discrimination...).
La sanction encourue pourra être pénale, civile voire prud'homale.
Divers textes concernant l'atteinte à la vie privée et le droit à l'image ...
I- Les fondements "classiques" de l'atteinte à la vie privée et au droit à l'image commis sur un réseau social
A) L’article 8 de la CEHD
envisage la protection à la vie privée et familiale.
" 1. Toute personne a droit au respect de sa vie privée et familiale, de son domicile et de sa correspondance.
2. Il ne peut y avoir ingérence d'une autorité publique dans l'exercice de ce droit que pour autant que cette ingérence est prévue par la loi et qu'elle constitue une mesure qui, dans une société démocratique, est nécessaire à la sécurité nationale, à la sûreté publique, au bien-être économique du pays, à la défense de l'ordre et à la prévention des infractions pénales, à la protection de la santé ou de la morale, ou à la protection des droits et libertés d'autrui."
B) L’article 9 al 1 du Code Civildispose :
« chacun a droit au respect de sa vie privée. Les juges peuvent, sans préjudice de la réparation du dommage subi, prescrire toutes mesures, telles que séquestre, saisie et autres, propres à empêcher ou faire cesser une atteinte à l'intimité de la vie privée ; ces mesures peuvent, s'il y a urgence, être ordonnées en référé. ».
L’avènement d’internet a considérablement augmenté les possibilités de porter atteinte à la vie privée d’autrui.
II- Les fondements juridiques plus spécifiquement adaptés aux situations vécues.
A) Le dénigrement : article 1382 du code civil
Lorsque l'action en diffamation sera prescrite ou lorsque les conditions de la diffamation visées plus bas ne sont pas remplies, le dénigrement peut être argué.
Il consiste à jeter de façon publique le discrédit sur une personne ou une entreprise.
ici, l'action est faite avec une intention de nuire, en vue de causer un préjudice.
Les règles de la responsabilité civile seront donc à appliquer: une faute, un préjudice et un lien de causalité entre la faute et le préjudice.
Un tel dénigrement peut constituer un acte de concurrence déloyale, s'il jete publiquement le discrédit sur les produits, le travail l'entreprise ou la personne d'un concurrent.
B) L'usurpation d'identité : article 226-4-1 du code pénal
L' atteinte à la vie privée, à l'honneur et à la réputation par création d'un faux profil sera envisagée ici.
A partir du moment où l'usurpation d'identité porte atteinte à l'honneur, à la réputation d'une personne ou/et trouble sa tranquillité , elle est susceptible d'entraîner des poursuites.
Chacun doit assumer les conséquences d'un faux profil, surtout lorsqu'il existe uniquement pour dénigrer un tiers.
Rappelons l'article 434-23 du code pénal
"Le fait de prendre le nom d'un tiers, dans des circonstances qui ont déterminé ou auraient pu déterminer contre celui-ci des poursuites pénales, est puni de cinq ans d'emprisonnement et de 75000 euros d'amende.
Nonobstant les dispositions des articles 132-2 à 132-5, les peines prononcées pour ce délit se cumulent, sans possibilité de confusion, avec celles qui auront été prononcées pour l'infraction à l'occasion de laquelle l'usurpation a été commise.
Est punie des peines prévues par le premier alinéa la fausse déclaration relative à l'état civil d'une personne, qui a déterminé ou aurait pu déterminer des poursuites pénales contre un tiers."
L'article 226-4-1 du code pénal créé par la LOI n°2011-267 du 14 mars 2011 - art. 2 dispose:
Le fait d'usurper l'identité d'un tiers ou de faire usage d'une ou plusieurs données de toute nature permettant de l'identifier en vue de troubler sa tranquillité ou celle d'autrui, ou de porter atteinte à son honneur ou à sa considération, est puni d'un an d'emprisonnement et de 15 000 € d'amende.
Cette infraction est punie des mêmes peines lorsqu'elle est commise sur un réseau de communication au public en ligne.
Souvent l'usurpation ou la fausse identité seront créés en vue d'opérer des actes de déngrement ou de diffamation.
Rappelons, quelques attitudes de nos voisins belges.
Ainsi le 21 septembre 2011, le tribunal correctionnel de Gand (Belgique) a condamné à 7 mois de prison avec sursis et 550 euros d'amende le créateur d'un faux profil sur facebook ouvert au nom de son ancien patron, destiné à se venger de lui en faisant diffuser de faux messages destinés à faire croire qu'il entretenait des relations adultères.
De même toujjours en belgique un juge d'instruction de Termonde a placé en garde à vue une personne, qui au nom de avocat et pour se venfger de lui avait créé un faux profil sur facebook pour diffuser des commentaires portant atteinte à sa vie n privée , son image et à sa réputation...
Avant d'engager la responsabilité pénale de l'auteur d'un faux profils et le droit à indemnisation pour préjudice financier et moral causé, la victime pourra demander en urgence à l'hébergeur ou au fournisseur d'accès de supprimer les contenus litigieux
C) La diffamation : article 29 al 1 de la loi sur la presse du 29 juillet 1881
Toutes publications sur internet, même adressées à un public restreint, sont soumises à la loi sur la presse du 29 juillet 1881, qui punit la diffamation.
Ainsi, l'exercice de la liberté d'expression peut être fautif lorsque le titulaire de cette liberté en fait, à dessein de nuire, un usage préjudiciable à autrui.
Sera considéré comme diffamation par l'article 29 de la loi sur la presse du 29 juillet 1881
"Toute allégation ou imputation d'un fait qui porte atteinte à l'honneur ou à la considération de la personne ou du corps auquel le fait est imputé"
Lorsqu'elle sera notamment commise par tout moyen de communication au public par voie électronique.
Elle suppose : l’allégation d’un fait précis ;la mise en cause d’une personne déterminée qui, même si elle n'est pas expressément nommée, peut être clairement identifiée ; une atteinte à l’honneur ou à la considération ;le caractère public de la diffamation.
Une simple critique ou appréciation de valeur ne sera pas retenue comme diffamatoire.
Lorsque les éléments matériels de l’infraction sont réunis, l’intention coupable de l’auteur est présumée. Celui-ci peut alors se dégager de sa responsabilité ou en démontrant sa bonne foi ou en faisant la preuve de la véracité des faits.
Il faut rappeler qu’en cette matière, l’action doit être très rapide, puisque le délai de prescription: seulement 3 mois à partir de la première publication (article 65 de la loi du 29 juillet 1881).
L’article 32 de la loi du 29 juillet 1881 dispose que la diffamation publique commise envers un particulier sera punie d’une amende de 12.000 € au maximum.
La victime pourra déposer plainte et se constituer partie civile pour obtenir des dommages et intérêts.
L’article 32 de la loi du 29 juillet 1881 sanctionne la diffamation raciale ou religieuse d’une peine d’emprisonnement d’un an et 45.000 € d’amende au maximum.
Outre la responsabilité de l'auteur des propos, celle du directeur de la publication, et de l’hébergeur du site seront concevables.
D) L'injure: article 29 al 2 de la loi sur la presse du 29 juillet 1881
L’injure publique est définie par l’article 29 alinéa 2 de la loi sur la Liberté de la presse comme :
« Toute expression outrageante, termes de mépris ou invective qui ne renferme l’imputation d’aucun fait est une injure. »
L’injure publique envers un particulier est un délit passible de 12.000 euros d'amende (article 33 alinéa 2 de la loi sur la presse).
E) L'incitation ou la provocation à la violence ou/et à la haine raciale
Toute incitation ou provocation aux crimes et délits portant atteintes à la vie, à l'intégrité d'une personne , aux agressions sexuelles, vols, extorsions, l'apologie de crimes de guerre et contre l'humanité sont répréhensibles.
L'article 24 de la Loi sur la liberté de la presse envisage une sanction de 5 ans d'emprisonnement et de 300.000 Frs d'amende.
F) Le harcèlement
Il n'est pas exclu que des injures ou actes diffamants soient aussi punissables comme actes de cyberbullying ou de harcèlement sur internet.
L'article 1382 du code civil pourrait aussi être invoqué.
Les règles de la responsabilité civile seront applicables, à savoir établir lune faute,'un dommage et un lien de causalité entre les deux. Cette preuve, sera aisée à partir du moment où les propos en cause seront visibles sur le réseau social.
L’Education nationale a passé un accord avec Facebook pour pouvoir agir en cas de harcèlement de l'un de ses élèves.
G) La pornographie et pédopornographie
Article 227-22-1 du code pénal
"Le fait pour un majeur de faire des propositions sexuelles à un mineur de quinze ans ou à une personne se présentant comme telle en utilisant un moyen de communication électronique est puni de deux ans d'emprisonnement et de 30 000 Euros d'amende.
Ces peines sont portées à cinq ans d'emprisonnement et 75 000 Euros d'amende lorsque les propositions ont été suivies d'une rencontre."
L'article 227-23 du code pénal punit la pédopornographie.
"Le fait, en vue de sa diffusion, de fixer, d'enregistrer ou de transmettre l'image ou la représentation d'un mineur lorsque cette image ou cette représentation présente un caractère pornographique est puni de cinq ans d'emprisonnement et de 75 000 Euros d'amende.
Le fait d'offrir, de rendre disponible ou de diffuser une telle image ou représentation, par quelque moyen que ce soit, de l'importer ou de l'exporter, de la faire importer ou de la faire exporter, est puni des mêmes peines.
Les peines sont portées à sept ans d'emprisonnement et à 100 000 Euros d'amende lorsqu'il a été utilisé, pour la diffusion de l'image ou de la représentation du mineur à destination d'un public non déterminé, un réseau de communications électroniques.
La tentative des délits prévus aux alinéas précédents est punie des mêmes peines.
Le fait de consulter habituellement un service de communication au public en ligne mettant à disposition une telle image ou représentation ou de détenir une telle image ou représentation par quelque moyen que ce soit est puni de deux ans d'emprisonnement et 30000 euros d'amende.
Les infractions prévues au présent article sont punies de dix ans d'emprisonnement et de 500 000 Euros d'amende lorsqu'elles sont commises en bande organisée.
Les dispositions du présent article sont également applicables aux images pornographiques d'une personne dont l'aspect physique est celui d'un mineur, sauf s'il est établi que cette personne était âgée de dix-huit ans au jour de la fixation ou de l'enregistrement de son image."
Article 227-24 du code pénal
"Le fait soit de fabriquer, de transporter, de diffuser par quelque moyen que ce soit et quel qu'en soit le support un message à caractère violent ou pornographique ou de nature à porter gravement atteinte à la dignité humaine ou à inciter des mineurs à se livrer à des jeux les mettant physiquement en danger, soit de faire commerce d'un tel message, est puni de trois ans d'emprisonnement et de 75 000 euros d'amende lorsque ce message est susceptible d'être vu ou perçu par un mineur.
Lorsque les infractions prévues au présent article sont soumises par la voie de la presse écrite ou audiovisuelle ou de la communication au public en ligne, les dispositions particulières des lois qui régissent ces matières sont applicables en ce qui concerne la détermination des personnes responsables."
En conclusion Rappelons aussi qu'à partir du moment où un réseau social, prestataire de service et récolteur de vos données personnelles à des fins commerciales n'est soumis à aucune obligation de contrôle des abus.
Il est donc fortement conseillé de surveiller le contenu public ou privé de ses données à partir du moment où vous vous inscrivez sur un réseau social et adhérez aux conditions générales du site. ( ex surveillance, alertes par mots clés...).
Prévention avant action doivent rester de mise.
Maître Haddad Sabine
Avocate au barreau de Paris
mardi 5 septembre 2017
Stimuler la proprioception autrement…
la stimulation de cette fonction est le plus souvent pensée de façon exclusive sous forme de mise en situation de déséquilibre. Quelles sont les limites d’un travail de l’équilibre pour stimuler la proprioception ? Comment mettre en relation stimulation de la proprioception et de la technique gestuelle ? Comment améliorer l’efficacité à partir d’un travail de proprioception ?

Par Rachid ZIANE
Plusieurs articles évoquant la proprioception ont été publiés dans nos colonnes. Nous proposons dans cet article, un point de vue complémentaire voire décalé par rapport aux exercices couramment employés pour développer ce "sens"…
En effet, depuis, différentes rencontres avec des entraîneurs et conférences en club ont confirmé que la stimulation de cette fonction est le plus souvent pensée de façon exclusive sous forme de mise en situation de déséquilibre.
Ceci est confirmé par la plupart des exercices proposés sur internet y compris par des kinésithérapeutes. Or, il existe de nombreuses autres façons, sans doute plus pertinentes, de stimuler cette fonction.
- Quelles sont les limites d’un travail de l’équilibre pour stimuler la proprioception ?
- Comment mettre en relation stimulation de la proprioception et de la technique gestuelle ?
- Comment améliorer l’efficacité à partir d’un travail de proprioception ?
La proprioception : rappels
A l’exception des personnes dont la sensibilité est altérée (personnes handicapées, personnes atteintes de troubles neurologiques ou psychiatriques…), il est possible de se représenter mentalement les positions de nos propres articulations sans avoir à les vérifier visuellement. Il est possible mais plus difficile de se représenter avec précision nos propres mouvements articulaires et plus encore les vitesses de ces mouvements… C’est pourtant indispensable dans la plupart des pratiques sportives, d’autant plus qu’elles sont acrobatiques et/ou qu’elles nécessitent une grande précision (gymnastiques, arts martiaux, sports de combats, sports collectifs, BMX, tirs…).
Pour réaliser au mieux des techniques gestuelles, les pratiquants experts s’appuient davantage sur des informations et repères internes que les novices. Ces derniers ajustent leurs mouvements en s’appuyant davantage sur des informations prélevées sur l’environnement.
Proprioception et schéma corporel
Les représentations mentales de nos propres positions, mouvements, vitesses articulaires et de leurs variations, sont réactualisées en particulier par des informations proprioceptives. Ceci est possible grâce à la sensibilité nerveuse propre aux muscles, aux articulations, aux os et aux ligaments.
Ce "sixième sens" nous permet de nous représenter, en statique et au cours de mouvements, la position des segments corporels les uns par rapport aux autres et les angulations articulaires : c'est-à-dire de mettre à jour en permanence la représentation mentale ou idée que l’on se fait de notre posture. Cette représentation mentale est appelée schéma corporel.
La proprioception est à l’origine des qualités de coordination et d’adresse. Ces deux qualités fondent les habiletés motrices.
Proprioception et acquisition des habiletés motrices
Cette sensibilité peut être exercée et même très affutée par l’entraînement. Ce travail peut être organisé en trois phases :
1/ On visera d’abord l’acquisition d’un registre de techniques gestuelles simples : de la reproduction de la forme du mouvement vers des ajustements à partir d’informations proprioceptives.
2/ Une fois le pratiquant capable de reproduire lentement mais correctement ces techniques gestuelles, des contraintes de vitesse d’exécution puis de puissance pourront être introduites (déplacements, lancers, coups en sports de combat, enchaînement).
3/ Enfin, le pratiquant pourra chercher à reproduire ces techniques dans un environnement de plus en plus riche en incertitudes : aux contraintes de vitesse et de force, s’ajouteront des contraintes d’équilibre voire de prise de risques acrobatiques.
Ainsi, le pratiquant devra réaliser des tâches dans des environnements stables puis de plus en plus stimulants et notamment instables.
« … en 1 la technique, en 2 la vitesse, en 3 la puissance ! » Lucien Gogonel - Triple champion d’Europe et champion du Monde de karaté kyokushinkaï.
La proprioception est stimulée lors des trois phases, mais différemment. Les mises en situation de déséquilibre ne sont introduites que lorsque la technique gestuelle est acquise donc reproductible en environnement stable.
Ceci n’est pas toujours possible, car :
- l’exécution lente de techniques gestuelles est parfois sans rapport avec leur expression dans la pratique sportive (surf, planche à voile…).
- certaines activités physiques ne peuvent être pratiquées qu’en situation de déséquilibre (vélo, roller, kayak, motocross) ou avec des vitesses élevées (chasse sous-marine, ball-trap, hockey sur glace, sports de raquette).
Dans ces conditions, les contraintes ne sont plus les mêmes qu’en quasi-statique. La vitesse et le déséquilibre influent fortement sur la gestuelle. Ces activités n’excluent pas pour autant, voire impliquent, l’apprentissage de techniques gestuelles fondamentales à faible vitesse et en dehors du cadre de la pratique (procédure d’ouverture de parachute, placement et déplacement et techniques gestuelles en sports collectifs, enchaînements pied-poing, procédure de sécurité en stand tir).
Proprioception et équilibre
Mettre en situation de déséquilibre stimule d’abord et essentiellement les centres de l’équilibre (oreille interne) mais aussi les capteurs cutanés plantaires ainsi que la vue (repère d’horizontalité).
Quid de la stimulation des récepteurs de Golgi, Paccini, Ruffini et des fuseaux neuro-musculaires ?
Stimulés, les récepteurs proprioceptifs transmettent des informations aux centres nerveux médullaires (moelle épinière) et cérébraux (cerveau). Pour cela, les informations empruntent trois voies possibles à partir de la corne postérieure médullaire :
1/ une voie segmentaire, la plus courte, restant médullaire, réflexe.
2/ une voie supra-segmentaire inconsciente, spino-cérébélleuse, qui rejoint le cervelet.
3/ une voie supra-segmentaire consciente, spino-bulbo-thalamique, la plus longue. Stimuler la proprioception exclusivement par des mises en situations de déséquilibre ne permet pas de solliciter la troisième voie, celle plus longue mais consciente !
En effet, les situations de déséquilibres sollicitent des ajustements réflexes très rapides alors que la conscience est principalement orientée vers des repères environnementaux. La troisième voie peut être stimulée par des exercices qui nécessitent un contrôle gestuel à partir de repères internes, sans mettre le pratiquant en situation de déséquilibre.
Situations, exercices, consignes
L’engouement croissant pour les boxes pied-poing vs pour les arts martiaux, en tout cas en France, est en partie dû à la possibilité de s’exprimer rapidement en combat… En effet, tels qu’ils sont enseignés, les arts martiaux conduisent à une acquisition lente de techniques, orientée vers la compréhension de la signification et de maîtrise à partir de repères internes. Cette acquisition est lente et sans fin.
Aussi, la réponse immédiate à cet engouement est un leurre. En effet :
- La boxe thaïlandaise, par exemple, a pour origine un art martial (muay boran), avec des enchaînements, héritages de techniques, équivalents aux katas des arts martiaux japonais, des poomses du taekwondo coréen ou des taos du kung fu,
- Les gestes techniques appliqués sans apprentissage préalable ne permettent, au mieux que de reproduire la forme du mouvement sans réelle efficacité, au pire de se blesser…
Le problème se pose aussi dans d’autres activités physiques (skate bord, snow board, vtt…).
Pour construire une véritable motricité de spécialité sportive, on peut passer par des phases :
1/ La technique
Postures, techniques gestuelles partielles puis globales, enchaînements réalisés (chorégraphies, katas, enchaînements au sac de frappe…)…le pratiquant cherchera ainsi à les imiter, à les reproduire, puis à les répéter lentement (voire les yeux fermés et dans le silence) mais sans avoir à gérer des problèmes d’équilibre et enfin à les ressentir.
2/ La vitesse
Les enchaînements de techniques gestuelles à vitesse croissante vont induire des problèmes de coordination voire d’équilibre. L’idée est de laisser le pratiquant s’expérimenter à cela, puis à l’inciter à ajuster les relations entre les variables de direction, de sens et de force. En effet, l’acquisition d’habiletés motrices consiste non pas à reproduire à l’identique un mouvement, mais à construire des règles de paramétrisation du geste à partir de ces variables.
3/ La puissance
Cette autre contrainte peut être présentée comme facilitatrice si elle est orientée par le relâchement. En effet, la crispation perturbe la réalisation du geste technique et en diminue aussi la puissance.
Conclusion
La proprioception joue donc un rôle prépondérant dans le contrôle de l’équilibre, mais aussi dans l’ajustement de gestes techniques. L’acquisition et plus encore la maîtrise experte de ces techniques gestuelles impliquent de contrôler le mouvement à partir de repères internes.
Apprendre la maîtrise de techniques gestuelles, implique ainsi de stimuler la proprioception, autrement que par des mises en situation de déséquilibre. C’est le registre des techniques gestuelles à acquérir qui peut être amenés pédagogiquement dans cette optique.